Re Batman 3 (suite de "The Dark Knight") par KICK-ASS » 02 Mai 2012, 23:06 De rien et c'est vrai que c'est très intéressant, vivement le trailer en VF maintenant.
Cest possible. mais demande un peu de travail et d’imagination. Cela dit, les cinq dernières minutes environ de Rises sont formidables et terminent le film sur une note triomphale. Dans l’ensemble, Rises est un film incroyable qui dépasse de loin la majorité des superproductions en termes de qualité et d’ambition.
Fichedétaillée de Batman - The Dark Knight Rises (Édition collector 4K Ultra HD + Blu-ray - Boîtier SteelBook + goodies) - 4K UHD réalisé par Christopher Nolan et avec Christian Bale,
TheDark Knight Rises (Christopher Nolan, usa, 2012) J'ai mis du temps à aller voir ce film et je n'aurais pas dû attendre aussi longtemps. Avant même d'arriver dans la salle j'avais vu des tumblr sur la mort de Cotillard , des critiques assassines, des moqueries pleines d'esprit sur twitter et plein de potes me dire "non, j'irai pas, c'est nul".
OfficiellementCest donc lui le grand méchant de The Dark Knight Rises.Lui, qui va mettre Batman au tapis.Drôle de choix de la part de Nolan qui conclut donc sa trilogie Dark Knight avec l'un
De« Batman Begins » à « The Dark Knight Rises » Ce nouveau volet puise dans le passé des protagonistes, il serait donc bon d'avoir en tête le premier épisode de la saga.
Livretde famille : Christian Bale (Batman/Bruce Wayne), Mais The Dark Knight Rises n’est pas la claque attendue en cela qu’elle ne vient pas supplanter son prédécesseur, le grand The Dark Knight, même s’il s’impose comme la suite logique d’une saga qui s’est classée tout simplement au-dessus de la masse. Fresque monumentale et presque mégalomane parfois, à
Batmanrenaît alors de ses cendres avec un premier bon volet. Puis nous voilà en 2008 où la surprise arrive, Nolan est attendu au tournant avec sa suite The Dark Knight. Les batfans patientent grâce à un buzz gigantesque à coup de
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Batman un homme armé arrêté dans l'Ohio lors d'une projection de "The Dark Knight Rises" Warner Warner BATMAN - Un homme transportant un sac rempli d'armes a été arrêté samedi soir lors d'une projection de The Dark Knight Rises, a annoncé mardi la police de Westlake dans l'Ohio - dans le nord des États-Unis, une affaire évoquant la tuerie survenue à Aurora dans le Colorado le 20 juillet dernier lors de la première du film. Scott Smith, 37 ans, a été arrêté par un agent de police qui n'était pas en service, samedi soir dans un cinéma local, ont indiqué les forces de l'ordre. Il transportait un sac contenant un pistolet de marque Glock, deux chargeurs pleins et trois couteaux. L'homme, seul dans le cinéma au moment de son arrestation, était aussi en possession d'un autre couteau, a ajouté la police dans un communiqué. De nombreuses armes et munitions ont par la suite été découvertes à son domicile dans une ville voisine. Les charges retenues contre Scott Smith ne sont pour l'heure pas encore connues. Cette arrestation, dans un cinéma projetant le dernier Batman, The Dark Knight Rises, évoque la tuerie d'Aurora, dans le Colorado qui avait fait douze morts et 58 blessés lors de la première du film le 20 juillet. À New York, la police a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête sur des messages postés sur Twitter annonçant un "véritable massacre", "comme à Aurora", au Longacre Theater, une salle de spectacle de Manhattan où l'ex-boxeur Mike Tyson se produit actuellement en one-man-show. »Lire aussi l'auteur de la fusillade à Oak Creek est un ancien militaire néo-nazi Twitter a pour l'instant refusé à la police l'accès au compte de l'utilisateur, affirment les enquêteurs new-yorkais, qui annoncent avoir lancé une action en justice pour connaître l'identité de l'auteur des tweets. Une semaine après la tuerie d'Aurora déjà, un homme se comparant au "Joker" - un des adversaires de Batman - et menaçant son employeur avait déjà été arrêté dans le Maryland. Un arsenal avait été retrouvé à son domicile. Hommage et recueillement à Aurora - Dara Anderson et Monique Anderson en larmes à Denver pendant une cérémonie funèbre en mémoire des victimes. Hommage et recueillement à Aurora - Marcus Weaver montre l blessure qu'il a reçu pendant la fusillade, et autour de laquelle il a dessiné un coeur en soutien aux douze personnes mortes pendant la fusillade. Hommage et recueillement à Aurora - Marietta Perkins prie pour les victimes. Hommage et recueillement à Aurora - Hommage et recueillement à Aurora - On se donne des "hugs" ou embrassades de soutien... Hommage et recueillement à Aurora - Hommage et recueillement à Aurora - La prière est très importante aux Etats-Unis où la plupart des habitants sont croyants. Ici Ross Osborne et des amis à lui prient pour les victimes. Hommage et recueillement à Aurora - Hommage et recueillement à Aurora - Hommage et recueillement à Aurora - Hommage et recueillement à Aurora - Lonnie Delgado embrasse Heaven Leek Hommage et recueillement à Aurora - Les personnes en deuil allument des cierges alors que la nuit tombe Hommage et recueillement à Aurora - Un petit autel fait main a été réalisé par les personnes venues en soutien. Hommage et recueillement à Aurora - Des petits mots sont aussi déposés Hommage et recueillement à Aurora - Hommage et recueillement à Aurora - 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 16 Hommage et recueillement à Aurora - Dara Anderson et Monique Anderson en larmes à Denver pendant une cérémonie funèbre en mémoire des victimes.
Christian Bale prêt à en finir avec le mal qui ronge Gotham City dans The Dark Knight Rises. DR [Express Yourself] Le film le plus attendu de l'année sort ce mercredi en France, accompagné d'une triste actualité. Le réalisateur Christopher Nolan s'est inspiré de plusieurs comics pour écrire avec le scénariste David S. Goyer puis, dès le deuxième long-métrage, son frère Jonathan Nolan, sa trilogie sur l'homme chauve-souris. Pour Batman Begins 2005, il semble puiser ses sources- en les modifiant- dans Year One Batman Année Un de Frank Miller et David Mazzucchelli, ainsi que dans Un Long Halloween, de Jeph Loeb et Tim Sale. Le premier narre les origines du justicier de Gotham City, le suivant propose une longue enquête dans le milieu mafieux et corrompu de la ville. Ensuite, pour The Dark Knight 2008, le récit est plus original, Nolan s'est visiblement inspiré des dialogues du Joker dans The Killing Joke Rire et Mourir d'Alan Moore et Brian Bolland. Une oeuvre qui bouleversa la mythologie du héros la fille du commisaire Gordon étant blessée à la colonne vertébrale par le Joker dont on découvrira les origines, deviendra handicapée en fauteuil roulant. Enfin, pour The Dark Knight Rises, Nolan emprunte l'histoire d'une grande saga bien connue des fans Knightfall.. C'est dans cet immense arc, qui a été publié de 1993 à 1994, que le nouvel ennemi de Batman, Bane, va littéralement le briser. Il est apparu pour la première fois dans La Revanche de BaneVengeance of Bane en janvier 1993. Il a été créé par les scénaristes Chuck Dixon et Doug Moench, un duo qu'on retrouvera aux commandes de Knightfall quelques semaines plus tard, ainsi que par le dessinateur Graham Nolan un nom prédestiné! Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement Les grandes lignes des origines de Bane sont à peu près similaires dans la bande dessinée et dans le long-métrage SPOILERS il est né dans une prison, y a grandi et s'en est échappé. Toutefois, des différences sont notoires. Par exemple, Bane porte un masque pour être maintenu en vie car il a contracté une maladie au lieu de s'injecter, comme dans le comic, un poison, le "venin", décuplant sa force physique. Dans le film, il est aussi question que Bane Tom Hardy ait fait partie de La Ligue des Ombres, une organisation dont Ra's Al Ghul Liam Neeson fut à la tête. C'est cet ennemi qu'avait combattu Batman Christian Bale dans le premier opus de la trilogie. Les liens entre cette mystérieuse secte et Bane s'emboîtent très bien dans la version cinéma puisqu'ils permettent de refermer efficacement la boucle débutée avec Batman Begins, dans lequel Ra's Al Ghul entraîne lui-même Bruce Wayne et le fait devenir petit à petit son alter ego. Dans Knigthfall, pour achever Batman/Bruce Wayne Bane découvre rapidement l'identité de l'homme masqué aussi bien dans le film que dans la BD, la brute masquée décide de l'affaiblir physiquement et psychologiquement. Pour cela il commence son plan en attaquant l'asile d'Arkham afin de libérer tous les prisonniers, dont les plus dangereux comme Le Joker, Double Face, L'Épouvantail, le Sphinx, Poison Ivy, Zsasz, etc. Dans The Dark Knight Rises, Bane décide de ruiner directement les entreprises Wayne en s'attaquant à un institut boursier, une idée terrible qui ancre le récit dans une veine beaucoup plus réaliste et rappelle l'actualité économique de ces dernières années. Plus tard, Bane délivrera aussi des prisonniers, et non les fous connus des fans, instaurant dès lors un chaos dans Gotham City. Pour contribuer à la chute de l'homme chauve-souris, Bane passe donc par une destruction financière qui atteint le mental de l'homme. Un affaiblissement sérieusement entamé par le Joker dans le précédent épisode avec la mort de Rachel, la transformation d'Harvey Dent et le salissement de la réputation de Batman- il est activement recherché en tant que criminel fugitif. Enfin, pour anéantir définitivement l'homme, Bane combat directement le Dark Knight. La scène culte de la bande dessinée est reprise dans le film cette image dans laquelle Bane casse la colonne vertébrale de Batman... Littéralement brisé de toute part. [Ce qui suit peut dévoiler quelques éléments majeurs du film] La suite de The Dark Knight Rises diffère largement du comic. Dans ce dernier, c'est Jean-Paul Valley, alias Azraël, qui endosse le costume de Batman afin de combattre Bane et les autres ennemis de l'homme chauve-souris. Il n'hésite pas recourir à la violence extrême dans sa lutte contre le mal, une méthode que désapprouvera Bruce Wayne. Il est également épaulé par Robin, Nightwing, Huntress... Dans le film, ces personnages ne sont pas présents; Batman est emmené hors de Gotham City dans la prison où Bane a grandit et la ville est en proie à un chaos monstrueux, coupée de tout. Cette seconde partie du chef-d'oeuvre de Nolan s'inspire d'une saga inédite en version française No Man's Land. Dans celle-ci, la ville est décrétée No Man's Land suit à un virus et un tremblement de terre. Personne ne peut donc y entrer, ni en sortir. Les ponts, les tunnels et les routes sont gardés par l'armée... Les habitants comptent donc uniquement sur l'inspecteur James Gordon Gary Oldman, ses hommes non corrompus comme John Blake Joseph Gordon-Levitt pour assurer un semblant de sécurité. Difficile d'en dévoiler davantage pour ceux qui n'ont pas vu le film. À noter que Nolan s'inspire également du livre de Charles Dickens Le Conte de deux cités pour étoffer ce passage. Par Thomas-Suinot, fondateur du site Le personnage de Catwoman Anne Hathaway diffère de l'approche qu'en avait eue Tim Burton pour son Batman Le Défi 1991, campée par la sensuelle Michelle Pfeiffer; tout comme le Joker version Nolan Heath Ledger est extrêmement différent de la version Burton Jack Nicholson. Pour cet antagoniste féminin, le metteur en scène ne s'est pas inspiré d'un comic en particulier, il reste fidèle à son créneau le réalisme. La cambrioleuse n'hésite pas à jouer de ses charmes et surtout à jouer différents rôles pour se protéger, le résultat est bluffant et on aurait aimé la voir davantage à l'écran. La fin du long-métrage dévoilera une facette de Bane qui n'existe pas dans la bande dessinée et qui sera très certainement le fer de lance des critiques des fans acharnés, qui s'indigneront également de la tournure que prend The Dark Knight Rises par moment. Mais peu importe, cela reste un très très grand film. Christopher Nolan a choisi deux sagas épiques pour clore efficacement sa trilogie, piochant dans le meilleur de celles-ci et les modifiant pour ses versions cinématographiques de façon intelligente, même si ça ne sera pas du goût de tout le monde. Un mélange brillamment en scène, porté par un casting cinq étoiles. Par Thomas-Suinot, fondateur du site Les plus lus OpinionsEditoAnne RosencherChroniquePar Gérald BronnerLa chronique d'Aurélien SaussayPar Aurélien Saussay, chercheur à la London School of Economics, économiste de l'environnement spécialiste des questions de transition énergétiqueChroniqueAbnousse Shalmani
Bane Tom Hardy et Batman Christian Bale s'affrontent. © DR 19/07/2012 à 1552, Mis à jour le 26/06/2014 à 1353 Christopher Nolan conclut sa trilogie consacrée à Batman par un film-monstre qui engloutit le genre dans les égouts de Gotham City. Fascinant. Huit ans ont passé depuis l’apocalypse selon Saint Joker. Huit années durant lesquelles Bruce Wayne – Batman pour les intimes et les cinéphiles – s’est progressivement retiré d’un monde pour lequel il s’est sacrifié. Mais un nouveau Super-Méchant débarque en ville, le musculeux Bane bien déterminé à faire expier à Gotham ses errements passés. Dans un réflexe de survie presque masochiste, notre héros chauve-souris devra reprendre du service pour sauver l’humanité en chacun de nous…Rarement résumer un film en quelques lignes n’aura été aussi vain. Les frères Nolan – Jonathan au scénario, Christopher au scénario et à la réalisation - parviennent à exploser le concept narratif d’un blockbuster lambda pour signer une fresque monumentale de 2h45 où l’intrigue rebondit sans cesse d’une réflexion politique à une vision de cauchemar, d’une séquence d’action à un récit mythologique. Plus encore que le précédent volet de la trilogie Batman, The Dark Knight Rises» parvient à condenser la saison entière d’une série en une expérience formelle qui démontre la toute-puissance du cinéma à créer un monde parallèle crédible où sont convoquées les grandes peurs de notre époque. La suite après cette publicité Un cauchemar éveilléChristopher Nolan ne prend plus de gant c’est bien la société capitaliste qui est pris pour cible par Bane et la Ligue des ombres et il n’est pas sûr que notre monde mérite d’être sauvé. Tout l’enjeu du film est là dans le choix de Bruce Wayne, orphelin milliardaire brisé par la vie, d’accepter ou non de se sacrifier à nouveau. Et les symboles de l’Amérique de s’effondrer comme des châteaux de cartes, des ponts au stade de football en passant par Wall Street, devant la rage de Bane et de ses sbires, prêts à rétablir des tribunaux populaires pour juger ceux qui, quelques minutes auparavant, dévoraient des festins dans d’hypocrites soirées caritatives. Impossible de ne pas penser au Metropolis» de Fritz Lang quand le peuple» est libéré de ses chaînes et se déverse dans les rues de Gotham. S’il reste l’illusion de l’espoir, Christopher Nolan filme une ville, un système, une humanité dont les fondations sont sapées de l’intérieur par le Mal, pourries par des années de privilèges pour les uns et de privations pour les autres. On n’aurait pas été surpris de découvrir la limousine de Cosmopolis» de David Cronenberg au milieu des ruines, tant le constat est le même New York-Gotham symbole de la décadence. La suite après cette publicité Voilà pour le sous-texte politique. Mais il y a aussi un et même plusieurs films d’action dans The Dark Knight Rises». Christopher Nolan ne sera jamais un grand réalisateur sur le plan formel – il n’est ni John Woo ni Brian de Palma - et a parfois du mal à rendre lisible les scènes d’action démesurées qu’il imagine. Mais il a une telle foi dans le médium que son ambition renverse tout sur son passage, transfigure le récit pour atteindre une dimension quasi-biblique – Bane et Batman, Abel et Cain des temps modernes. On reste soufflé devant l’ampleur de la production, choqué par la violence politique du discours et son incroyable noirceur. Et si le film n’a pas la perfection narrative de The Dark Knight» - rien ne remplacera le Joker, même si Catwoman est assez démente-, le spectateur est happé dès la première seconde par un tourbillon cinématographique. Avant d’être relâché, exsangue 2h45 plus tard, comme sorti d’un cauchemar éveillé. Monstrueux dans tous les sens du terme. Retrouvez cette semaine dans Paris Match l'interview de Christopher Nolan Contenus sponsorisés Personnalités Sur le même sujet
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